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Ed. L'Age d'Homme, Losanna-Parigi 2004, pp.
240, € 20,00
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LA PRESENTAZIONE A
l'époque moderne, après le Discours de la méthode, les penseurs anti-cartésiens
(Buffier, Reid, Vico) et anti-idéalistes (Jacobi, Balmes, Rosmini, Moore) se
sont servis de la notion philosophique de " sens commun " en vue de pourvoir la
philosophie d'une méthode qui dépasse l'alternative entre le rationalisme et le
scepticisme. Dans des temps plus récents cette même notion a permis à de
nombreux penseurs (Peirce, Bergson, Wittgenstein, Arendt, Gilson) d'ouvrir la
voie à une métaphysique post-moderne, appelée assurément à jouer un rôle de
premier plan sur la scène philosophique du XXIe siècle.
Mais on en disposait pas, en vue
d'une rigoureuse fondation critique de cette entreprise théorétique, d'une
définition claire de la notion épistémique de " sens commun ", condition
nécessaire pour en démontrer la valeur critique. C'est ce que s'est proposé de
faire l'auteur de ce livre, qui l'à distinguée des autres notions, sociologique
(ce que l'on pense communément dans un contexte social donné) et psychologique
(la faculté qui préside à l'unification des données sensorielles).La notion
épistémique de " sens commun " est ainsi définie comme l'ensemble organique et
génétique des évidences empiriques primaires, sur lesquelles se fondent les
premiers principes universels (spéculatifs et moraux) et toutes les certitudes
de l'expérience, ainsi que les certitudes du raisonnement (la science) et du
témoignage (la foi).
Après avoir précisé les
termes de la question, l'auteur montre l'existence réelle du " sens commun " par
une analyse rigoureuse , de nature essentiellement phénoménologique, du
processus de la connaissance, dont il étude le point de départ, les critères de
vérité (la logique aléthique "), els exigences de cohérence.
La " philosophie du sens commun " est donc un travail éminemment critique et non
point le refus de la critique au nom de principes extrathéoretiques (pragmatiques,
vitalistes, esthétiques, religieux). La philosophie analytique et la méthode
phénoménologique se conjuguent ici pour réactualiser les instances métaphysiques
propres à la logique aristotélicienne.
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